Pour une expérience de navigation complète, veuillez activer JavaScript dans votre navigateur.
Victime de Viol, Oser le dire Annonces de Mr MACRONLes modifications de la LoiMesures sans modification de la LoiEffacer l'historique Poussez la porte....De la GendarmerieDe la Police nationaleD'un AvocatD'un ThérapeutheNotions de DroitDéfinitionsPeines encourues et délaisLe consentementL'incesteLe bizutageDémarches à suivreQue faire après un violProcédure , étape 1Procédure , étape 2Procédure , étape 3Trouver de l'aideNuméros à appelerAssociationsTableau des départementsForumsLes livres qui en parlentL'aide juridictionnelleAlcool et DrogueAlcool et violDrogue et violQuelques chiffresConcernant les victimesConcernant les agresseursObservatoire des violencesLe SportTémoignagesAppel à Témoignages Le soutien d'un Juge d'InstructionLa Presse en parleProcès aux assisesClip de Lady GagaTery Hatcher à l'ONUFormulaire de contact
Témoignage 1
logo avocat gd format.jpg
Le témoignage d’une victime, victime de viols pendant son adolescence, dans le cadre familial (l’auteur des viols était le nouveau compagnon de la mère):

Je m’exprime ici, en qualité de victime de viol. Je fais le choix de témoigner aujourd’hui, afin que mon expérience puisse servir à d’autres victimes, les aider à envisager leur avenir, autrement.
J’ai été victime de viol dans le cadre familial, adolescente. Me FAGOT m’a accompagnée et guidée dans ma démarche judiciaire.
Etant une très jeune adulte à la mise en place de la procédure (Cour d’assises) je n’avais pas entièrement conscience de l’importance pour ma vie future de cette démarche, par voie de justice, et j’ai longtemps hésité...
Je n’ai pas trouvé à l’époque la force ou le courage de le faire pour moi même, je l’ai fait d’un prime abord pour protéger ma plus jeune sœur, pour qu’elle ne soit pas une victime de viol, elle aussi.
Avec le recul et l’analyse, je réalise l’impact important que cela a eu sur mon devenir.
Je recommande vivement, à chaque victime, de parler et d’aller en justice. C’est une démarche douloureuse sur le moment, parler, détailler les faits, se justifier... c’est effrayant, et met à nu la douleur que l’on cache, contient, à l’intérieur de soi. Mais à mon sens, une vraie reconstruction de sa personne n’est possible qu’en ayant été au fond des choses.
Il y a eu dans ma vie un avant et après procès, l’avant étant le temps de la souffrance et l’après le temps de la guérison.
Cela m’a permis de tout dire, même l’imprononçable culpabilité ressentie à tort, et de tout évacuer de mon être.
Il  reste aujourd’hui, dix ans après le procès, une cicatrice, on n’oublie pas, c’est juste indolore. Le livre est fermé, tout a été dit, vu, entendu, reconnu, le poids du silence s’efface, je n’ai plus rien à cacher, je suis en paix avec mon passé.
J’ai été au contact de personnes d’une humanité extraordinaire, 
Le Procureur qui m’a félicitée pour mon courage,
La Présidente de la Cour d’Assises qui m’a prise dans ses bras à la fin de l’audience, et m’a souhaité de devenir la femme épanouie et heureuse que je suis aujourd’hui,
Et Me FAGOT, pour son écoute et sa détermination, pour avoir trouvé les mots qui m’ont donné la force de franchir le pas, et de tenir jusqu’au bout.
En conclusion, aussi difficile soit-il de mettre des mots, et de revivre par la parole des faits que l’on souhaite oublier, voir son agresseur reconnu publiquement comme coupable, et être entendue et reconnue est l’étape indispensable pour réapprendre à vivre, et guérir de ses souffrances.