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Victime d'un pédophile...
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Madame R a croisé la route d'un pédophile récidiviste.
Après le procès et les années passant, elle dit :
"Certaines personnes guérissent d’un viol, et je suis fière d’en faire partie."


"J’ai croisé l’année de mes 7 ans la route d’un pédophile récidiviste. Avec mes cousins et mon frère nous jouions dehors comme à notre habitude. 
Un homme est venu à notre rencontre en prétextant avoir perdu son chien. Nous avons accepté de l’aider à le retrouver. 
Il m’a séparée du reste du groupe, après un tour du parc il m’a proposé de faire un tour du quartier en voiture afin de voir plus loin si son chien s’y trouvait.
J’ai dû accepter parce que je me suis retrouvée en effet à l’arrière de sa voiture, avec cet inconnu qui me disait de me baisser et qui me demandait si je désirais aller à la piscine. 
Du haut de mes 7 ans je commençais à m’inquiéter, je ne lui répondais plus jusqu’à ce que nous arrivions à un petit bosquet qu’il connaissait visiblement bien. Il a sorti de la voiture un petit plaid qu’il a disposé au sol. Il tentait de me faire croire à une étendue d’eau à l’arrière du bosquet et m’a demandé de me déshabiller, plusieurs fois jusqu’à ce qu’il m’y oblige.
Il a voulu qu’on joue, je pleurais et commençais à appeler à l’aide en vain, il s’est déshabillé à son tour, m’a touché, m’a fait le toucher, m’a pénétrée. J’ignore combien de temps cela a duré mais aujourd’hui encore cela me paraît avoir été une éternité. Il a pris du plaisir jusqu’à ce je crie un peu trop fort au moment où un cycliste (dieu merci) passait au bord du bosquet. Il a donc décidé qu’il était temps de rentrer. Il m’a rhabillée, m’a posée sur le capot, m’a demandé de l’embrasser sur la joue, m’a donnée 10 euros et m’a demandé à ce que cela reste entre nous.
J’ai dû pleurer une bonne heure sans interruption. Il m’a ramenée ensuite près de chez ma tante, près de l’endroit où nous étions partis quelques heures auparavant. Ma famille, alertée par le récit de mes cousins avait déjà prévenu les forces de l’ordre qui m’attendaient lorsque je suis rentrée.
S’en sont suivis des semaines et des semaines de témoignages, de création de portraits robots, de séances de psy, d’examens médicaux... de violence par dessus la violence. 
L’homme s’est fait arrêté quelques mois plus tard grâce entre autre à mon témoignage.
Il a été jugé 4 ans après, alors que j’avais 11 ans. Un procès long et lent, le nombre de ses victimes s’élevait à 9 pour une période de 5 ans.
Un procès certes utile pour nos conditions de victimes mais encore une fois violent. 
Puis la vie a repris son cours, avec des périodes parfois apaisées, parfois dépressives. A ce jour je ne ressens aucune colère ni haine envers cet homme que je considère très largement plus comme un malade que comme un criminel.
Comme beaucoup de victimes j’en parle peu, ou alors jamais en détail.
Mais aujourd’hui j’écris mon histoire pour ceux et celles qui n’osent pas en parler, pour ceux et celles qui en ont encore honte. Cette histoire fait partie de moi et de mon entourage, de ma force et de mes combats. Je pense évidemment, à ma modeste échelle, à ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir pu retrouver leur famille et ceux qui n’ont pas eu le courage d’affronter leur réalité.
Certaines personnes guérissent d’un viol, et je suis fière d’en faire partie."