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Violée par un beau-frère..
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Lorsque j’avais tout juste 14 ans en 1963, il était convenu avec mes parents que j’irai passer des vacances d’été chez ma grande sœur qui était aussi ma marraine, mon aînée de 12 ans. Elle s’était mariée en urgence avec un homme de presque son âge, car elle attendait un enfant, elle habitait à 900 km de chez nous, et nous n’avons pas pu à ma grande tristesse être à son mariage. Toutefois à quelques mois de l’accouchement de ma sœur, nous rendîmes tous visite en famille à ma sœur et faire connaissance avec mon beau frère. Celui-ci se montra on ne peut plus charmant, gentil, attentif à ma sœur, ils étaient un couple apparemment très amoureux.  L’arrivée  prochaine du bébé les comblait. Ma  petite nièce vint au monde au mois d’août 1962. Comme je ne pouvais pas aller la voir, pour consolation je fus marraine par procuration. Ce n’est donc que 11 mois plus tard en juin 1963, que j’allais faire connaissance de ma chère jolie petite filleule. Comme j’aimais énormément les enfants, j’avais plaisir à m’occuper d’elle, elle était intelligente et je la trouvais délicieuse. A ma grande joie, elle me recherchait beaucoup, nous passions de bons moments ensemble. Ma sœur était déjà enceinte d’un second enfant pour une naissance prévue pour novembre 1963 Mon beau frère se montrait très amoureux de sa femme, lui disant mille belles choses d’amour chaque jour. Je pensais qu’elle avait trouvé le mari idéal, et je m’en réjouissais beaucoup. Mais je tombais vite des nues quand dès la première semaine, il m’embrassa sur la bouche. Plus tard il dira à mon ex-mari comme pour se trouver une excuse ; -Tu sais A.. était presque débile ! En effet j’ignorais tout de la sexualité, vraiment tout. C’est donc cela qu’il appelait être débile… A partir de ce baiser, il s’arrangea chaque jour pour me piéger et dire à ma sœur : -Repose toi mon amour, va dans le jardin A… et moi on s’occupe de tout…du ménage…de la petite. Et de lui dire un flot de paroles d’amour fou qui ne pouvait qu’endormir sa méfiance. Une fois sa femme installée dehors,  il enlevait un crochet de la porte afin qu’elle ne puisse s’ouvrir de l’extérieur, et là j’étais à sa merci. Cela ne le gênait pas que ma petite nièce fut souvent dans son petit lit, dans la même pièce. Ma sœur n’a jamais tenté de revenir ni le matin, ni dans l’après-midi. Les premières fois furent une douleur vive et terrible du bas ventre, je me souviens avoir pensé que nous ne faisions pas la même pointure, lui trop grand, moi trop petite, il allait me déchirer ! et je pleurais et le suppliais, à la fin de l’acte il me dit -Tu verras un jour tu aimeras ça ! Il m’expliquait que c’était comme cela qu’on faisait les bébés, je redoublais de larmes, je ne voulais pas avoir un bébé. Au moment des règles je crus que je serais tranquille, alors il fit ce qu’il dit être ce que font deux hommes qui font l’amour, je trouvais ça encore pire que devant.  Non seulement je n’avais aucune journée de répit, mais c’était aussi la nuit. J’ai compté jusqu’à 7 fois en un jour et une nuit. La moyenne de 24 heures devait se situer entre 2 et 5 fois. Je lui demandais comment il pouvait faire des choses pareilles à ma sœur qu’il disait aimer ? Elle qui l’adorait ! Pour lui tant qu’elle ne savait pas, il n’y avait rien de mal, et que si je parlais je le paierai beaucoup plus cher que lui ! Ses yeux de fou quand il faisait cela me faisaient peur. En dehors de ces moments, il était très gentil même avec moi. Un homme pouvait donc avoir deux visages totalement différents : un ange et un monstre. La première fois que c’est arrivé, étant totalement ignorante de toute sexualité, je me demandais si je devais en parler à ma sœur. Déjà j’étais étonnée qu’elle ne me pose pas de question sur mes yeux gonflés,  rougis par les larmes versées. Non elle ne vit rien. Je me suis alors mise à sa place : si mon mari faisait une chose pareille à ma petite sœur, alors je divorcerai de suite ! Je n’accepterai jamais une chose pareille. Ma sœur adorait son mari elle chantait ses louanges toute la journée, et il y avait la petite et bientôt son deuxième enfant. La pensée d’être responsable du divorce de ma sœur me semblait beaucoup trop lourde à porter, c’était insupportable de savoir que j’en serai responsable…il suffisait que j’attende que le mois passe et je rentrerai chez mes parents. Et tout rentrera dans l’ordre. Le soir mon beau-frère envoyait ma sœur au lit, sitôt le repas fini -Va te coucher mon amour, A… et moi on fera la vaisselle. Bien sur il ne faisait pas que la vaisselle, parfois une fois avant, une fois après  Et jamais ma sœur n’est revenue dans la cuisine où était mon matelas sur le sol…dommage !  Il n’y avait que 2 pièces la cuisine, et la chambre. Un jour j’ai cru avoir trouvé la solution pour lui échapper le soir. Je leur dit -Je ferai la vaisselle toute seule ! Allez vous coucher tous les deux. Il protesta mais ma sœur dit : -Si elle veut faire la vaisselle toute seule, laisse la faire ! Et j’étais super heureuse de mon plan, je ferai chaque soir la vaisselle toute seule. Mais à peine ma vaisselle finie, je le vis arriver, ainsi cela n’avait servi à rien. Lui : Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi ? Moi : Pourquoi ta femme ne te suffit pas ? Lui : Elle est enceinte. Le lendemain matin ma sœur tout en tricotant pour le futur bébé me dit -Tu vois il est tellement gentil qu’hier soir il s’est relevé pour t’aider à faire la vaisselle ! Il m’a dit : je ne peux pas laisser A… faire la vaisselle toute seule. Là j’ai vraiment faillit craquer ! J’ai dû me faire violence pour ne pas tout lui dire, mais j’avais pris ma décision de protéger ma sœur, il fallait m’y tenir. Je ravalais ma rage. La nuit il se relevait au gré de ses envies sexuelles et ma sœur ne voyait toujours rien ! Elle devait vraiment avoir un lourd sommeil ? Une nuit pour lui échapper, je m’étais mise dans le linge sale, endroit puant, étroit et pas confortable. Je l’ai entendu m’appeler une bonne partie de la nuit, il ne m’a pas trouvée, mais je n’ai pas non plus réussi à dormir du tout. Mais j’étais pourtant ravie de lui avoir échappée pour une nuit. J’ai été obligée de lui dire où j’avais dormi, je n’ai donc pas renouvelé cette cachette qui n’en était plus une.  Il m’arrivait quand j’allais en courses, d’entrer dans l’église proche, et je pleurais, j’espérais qu’un prêtre me parle, si je pouvais lui parler ! savoir quoi faire ! J’étais très catholique, et je découvrais avec horreur ce que ma mère appelait « le péché mortel » Je me sentais tellement salie, souillée, coupable que je ne savais pas si j’avais le droit d’aller communier le dimanche c’était un terrible dilemme qui me torturait. Si je n’allais pas communier ma sœur saurait que j’avais « pêché », si j’allais communier je me sentirais criminelle face à ma conscience et à Dieu. J’ai refoulé ce terrible choix si bien, que je ne sais plus si j’y allais ou non. Le téléphone n’existait pas chez mes parents, ni chez ma sœur. Mon courrier était lu au départ, comme à l’arrivée. Je n’avais ni argent, ni timbres. Ma soeur lisait mes lettres avant de les envoyer, et mon courrier était lu à l’arrivée. Comment faire savoir à mes parents que je voulais rentrer ? Sans dévoiler ce qui se passait pour moi chez ma sœur. La date prévue pour mon retour était largement dépassée, ma sœur se laissant convaincre par son mari que j’étais bien plus heureuse chez eux que chez mes « parents vieux jeu » Et puis je m’occupais de ma petite nièce ce qui soulageait ma sœur. Il voulait que je reste au moins jusqu’à la naissance du bébé fin novembre. Ma sœur était d’accord et tous les deux jouaient sur la corde sensible de mon amour des bébés. Puis vint un événement qui me permit de faire savoir à mes parents que je voulais rentrer, ils venaient de déménager, et mon papa avait apporté une jeune chienne à maman, car elle allait se trouver seule toute la semaine, dans la campagne. J’écrivis donc à mes parents combien j’avais envie de voir la chienne, qu’il me tardait de la voir, que j’avais toujours eut envie d’avoir un chien etc… Ma sœur ne vit rien de spécial en la lisant, et l’envoya. La réponse fut claire, mes parents demandèrent mon retour au plus vite, cela faisait presque 3 mois que j’étais « coincée en vacances » au lieu d’un mois et demi prévu au départ. Quand mon beau frère lut la lettre, il piqua une véritable crise de nerfs contre moi ! Contre ma sœur ! Contre mes parents ! Je ne l’avais pas vu dans une telle colère…Même quand il faisait des crises de jalousie à ma sœur. Car il était persuadé que ma sœur avait un amant, et me demandait souvent -Est-ce que ta soeur me trompe ? -Non mais toi tu la trompes bien, elle devrait le faire ! -De toute façon si elle me trompe, tu ne me le dirais pas ; -Elle ne te trompe pas elle. Elle t’aime. Sa colère au reçu de la lettre annonçant mon retour, était complètement démesurée, il m’en voulait terriblement de réussir à lui échapper. Moi je pensais – Tu peux crier, hurler mon bonhomme…JE T’ECHAPPE. Et je pensais naïvement que mon calvaire s’arrêterait en rentrant chez moi. J’avais 16 ans lorsque que j’appris que Rose une petite fille de la DASS que mon oncle prenait le week-end, et que je connaissais bien, allait passer des vacances chez ma sœur et mon beau-frère, et je savais à la façon dont il la regardait qu’elle y passerait elle aussi. Je ne pouvais plus me taire. Le moment de parler était venu. Je dis donc à mon autre sœur de 16 ans mon aînée de prévenir l’oncle que Rose ne devait à aucun prix passer des vacances chez mon beau frère. Comme je ne connaissais pas le terme viol, j’expliquais à ma sœur qu’il avait fait avec moi ce qu’un homme fait avec sa femme pour avoir des enfants. Quand mon oncle l’apprit il alla furieux voir mon beau-frère. Comme ma sœur et mon beau frère avaient perdu par noyade ma chère petite nièce à l’âge de deux ans, mon oncle fou de rage lui dit que c’était de sa faute, une punition de Dieu. Voyant que cela tournait mal, il prit les devants et dit à ma sœur - A… est passée à moitié nue près du lit, provocante, et je t’ai trompée, mais cela n’est arrivé qu’une fois. Et ma sœur l’a cru, il savait si bien mentir ! D’ailleurs il en faisait sa profession « représentant » Il se vantait d’arriver à vendre n’importe quoi à n’importe qui.
De mon côté je décidais plus tard, d’en parler à mon père, en utilisant les mêmes mots que lorsque j’avais informé ma grande sœur, n’en connaissant toujours pas d’autres. Papa dit : -Le salaud ! c’est pas comme si tu avais eu 16 ans ! Au fond de moi je me dis – ouf j’avais 14 ans, et pas 16 car à 16 ans je me sentais tout aussi vulnérable qu’à 14 ans ! Excusable à 14 ans mais coupable à 16… Papa dit d’abord –Ce salaud je ne veux plus le voir ! J’avais quitté la maison, et vivais en région parisienne. Quand ma sœur sut que Papa savait (pas maman qu’on protégeait tous) elle, son mari et ses enfants quittèrent leur région pour arriver chez les parents. Papa me dit un jour de visite -Tu comprends c’est ma fille je ne peux pas les laisser dehors. Et donc le temps de trouver logement et un travail pour lui, ils furent chez les parents. Puis je fréquentais un homme, et tout ce passé me pourrissait la vie, quand nous descendions dans la famille voir tout le monde hyper sympa avec mon beau-frère, rire blaguer, jouer de bon cœur avec lui me déglinguait. Même mon ami entrait dans ce jeu débile. J’aurai aimé qu’il lui casse la gueule. Pas un ne l’a fait. Les rencontres de réunion de famille à côtoyer mon violeur me faisaient avoir des crises de spasmophilie, de tétanie ! Des crises d’hystérie disaient à la famille ma soeur sans indulgence. Je suis envoyée 3 mois en maison de repos, au vu de la violence et de la fréquence de mes crises. Là j’envoie une lettre d’aide au secours à mon papa, en lui racontant tout ce qui s’est passer durant ces vacances, et je mets « Quand je vais me marier il faudra que mon beau-frère se trouve une excuse car je ne veux pas de lui à mon mariage. » bien sur ma soeur et les enfants étaient invités mais pas mon agresseur.  Lettre à l’adresse de ma sœur aînée pour qu’elle la donne à papa. Car maman toujours tenue dans l’ignorance, ne devait pas lire la lettre. Puis je ne reçois aucune réponse, papa me laisse tomber. Je suis désespérée, et manque de peu de me suicider. En rendant visite aux parents, papa me prend à part -Je sais que tu m’as écrit une lettre, ta sœur l’a ouverte et fait lire à ton frère et ta sœur. Ils ont craint comme j’ai des problèmes d’alcool que cela me fasse rechuter, ils ne me l’ont pas donnée. Il parait que tu ne veux pas ton beau-frère à ton mariage ! tu choisis la date que tu veux sans te soucier de ton frère et tes autres sœurs car PAR SOLIDARITE POUR TA SOEUR ils n’iront pas à ton mariage. Ainsi gros choc pour moi, ma famille prend parti pour mon agresseur Et ma lettre qui était un appel au secours, personne n’a daigné y répondre pour m’expliquer, et peut être pour m’aider un peu. J’ai eu un silence total, terriblement angoissant. On m’a laissé croire que mon papa m’abandonnait. Je me marie donc, avec la présence de papa et maman, et des personnes de l’action catholique de la ville, où nous étions mon mari et moi, qui attristés de nous savoir sans fête de mariage, ni famille, se sont cotisés pour nous faire un super mariage ! Papa a toujours dit que c’était le mariage le plus formidable auquel il a assisté. C’est vrai qu’il y avait une sacrée ambiance. Ils ne sauront jamais à quel point leur générosité à tous a été un pansement sur mes blessures à vif. Mariée, en ayant des rapports sexuels, tout me revient en force, les agressions subies, une grosse dépression me terrasse, j’ai toujours des crises de spasmophilie tétanie malgré des piqures de calcium. Je mets au monde mon fils aîné en 1972 et j’ai du mal avec ma mémoire immédiate qui me lâche, je ne sais plus ce que j’ai fait ce que je dois faire, avec une fatigue si  intense que même lever un bras me demande un gros effort, j’ai aussi une envie de dormir en continue.  Je vis volets fermés, je pense et souhaite la mort, mais ce bébé que j’adore me retient. A la radio quand j’entends le mot –viol ! violée ! violeur, je tombe dans des pleurs qui durent longtemps. Je fais venir le médecin presque chaque semaine. Puis une nuit une pensée horrible s’impose – Si je m’endors je vais tuer mon bébé, il ne faut pas que je m’endorme… Et bien sur je me suis endormie, au réveil la terreur me prend en me rendant près du berceau craignant le pire. Mais le bébé dort tout va bien ! J’appelle le médecin et lui dit que je deviens folle, qu’il faut m’enfermer car mon bébé est en danger. Il me dit alors -Il y a des choses que vous ne m’avez pas dit ! Je suis étonnée ! je réfléchis et soudain je pense au viol, et je lui raconte. Il me dit - quand on ne parle pas, c’est le corps qui parle et pour votre inconscient, ce bébé est l’enfant du viol, et l’inconscient pense que s’il disparait, le viol aussi. Il me rassure que je ne suis pas un danger pour mon bébé, je vais suivre une psychothérapie chez un de ses collègues. Il précise qu’il faudra que je ne me donne aucune excuse pour manquer des rendez-vous, ni la maladie, ni le mauvais temps, ni la distance. Il faut aller impérativement à chaque rendez-vous. Ce que j’ai fait. Cette psychothérapie m’a permis de ne plus penser à mourir, et d’avoir peu à peu des moments d’éclaircie de forme qui revenaient de plus en plus souvent…Je ressuscitais. Pendant cette psychothérapie, je demandais des comptes à mon père car j’y voyais plus clair sur l’insupportable que tous m’ont fait subir -Pourquoi papa n’avoir pas demandé à voir la lettre que je t’ai envoyée de la maison de repos ! j’ai failli mourir de ton abandon. Il alla trouver ma sœur, et lui en fit le reproche. -Pourquoi alors que je ne voulais pas de mon beau-frère au baptême de mon fils, tu me l’as imposé tout de même parce qu’il avait fait des travaux dans ta maison ? Il s’excusa et dit que tous avaient tout fait pour m’enfoncer ! Il me rapporta avoir dit à mon beau-frère : -Si on avait fait à ta fille ce que tu as fait à la mienne ! Qu’aurais tu fait ? Il lui répondit –Je l’aurai tué ! Cela me fit du bien de savoir qu’il avait pris conscience de tout le mal qu’il m’avait fait. Ma sœur par contre m’agressa me dit que j’étais responsable de l’échec de son mariage. J’en ai pleuré des jours entiers. Quand mes enfants avaient 2 /4/ et 6 ans elle m’envoya une méchante lettre qui commençait par –Sainte A… ça n’existe pas ! J’aime mon mari comme au premier jour, je me remarierai avec lui si cela était possible…… Des années plus tard je lui reprocherai cette lettre, elle me dira - Je souffrais tellement ! Moi, par contre il fallait me faire souffrir davantage encore avec ses mots meurtriers. Ma souffrance n’était pas suffisante, seule la sienne existait. Papa chaque fois que je soulevais un problème, il faisait ce qu’il pouvait pour m’aider. Il était mon seul véritable allié, le seul qui a cherché à m’aider, et il est parti trop vite,  j’avais 29 ans et encore tellement besoin de lui. Il avait dit à mon beau-frère –Je suis bien bon de ne pas t’envoyer en prison. J’aime autant qu’il ne l’ait pas fait, pour mes neveux et nièce un père violeur en prison, c’est terrible. J’espère que papa lui a fait suffisamment peur pour qu’il ne touche pas à un de ses enfants ! Oui cela je l’espère ! J’ai su un jour que Maman avait été mise au courant du viol, mais elle ne m’en a jamais parlé, j’aurais souhaité qu’elle me fasse un mot, me serre dans ses bras. Me fasse savoir qu’elle me comprenait. Je sais que Maman aurait préféré une enfant qui meure pure, qu’être souillée. Moi aussi j’aurais préféré.
France 3(point)